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Classe 4000 France

BSP La Ciotat

7 Octobre 2014 , Rédigé par Manu

BSP La Ciotat

Nous sommes lundi matin, et comme tous les lendemains de régate, je suis dé-cal-qué !!! J’imagine que c’est pareil pour Romain. Pfff, c’est dur.

Difficile de sortir la tête de la baie de La Ciotat, de ses eaux bleues transparentes, de la terrasse de café à quelques mètres du bateau. Elle est belle « La Fiancée » sous le soleil de méditerranée, toute mignonne au milieu de cette flotte de skiffs hétéroclite, presque timide à côté de ses grands frères les Laser 5000 et de ses grands cousins les RS 800.

Parmi les concurrents directs en temps réels, il y a surtout quatre 29er dont trois du pôle France de Marseille qui s’entrainent trois fois par semaine et qui, tout le monde le sait, sont quasiment intouchables.

16 équipages au total pour cette nouvelle régate de skiffs organisée par le club Le Neptune qui a mis les petits plats dans les grands pour nous accueillir dans les meilleurs conditions, malgré un accès et des cales de mise à l’eau peu adaptés.

Samedi, il fait beau, il fait chaud et il n’y a pas de vent comme souvent cette année. Tant pis, on fera avec et au vu de nos derniers résultats, nous redoutons moins le petit medium.

Un premier bon départ nous permet de rester au contact des twentys. La présence d’une île à 2 ou 3 milles au large créée un effet de site qui rend le plan d’eau très tactique, alors on fait sacrément chauffer le compas à force de le dévorer des yeux. Au niveau conduite, c’est compliqué. Pas beaucoup d’air. Romain doit jouer de l’écoute en permanence et je passe mon temps à me promener entre l’échelle et le pont avant.

Nous prenons des options parfois franchement différentes du reste de la flotte de tête, on tricote les refus dans le bon sens, sereinement et cela semble fonctionner à merveille. On enroule les bouées dans les premiers et on tient la cadence malgré un différentiel de vitesse légitime avec les 800 et les 5000. Nous bataillons avec les twentys de Marseille sans se laisser influencer par leurs angles de descente au portant. Romain trouve les bonnes VMG et on termine 3e de cette première course. Génial, on est dans le match. On se prend à rêver d’un podium malgré la présence de ces jeunes prodiges.

Un super départ à la seconde course. Un schéma tactique à peu près similaire, on pousse un peu plus l’option gauche et on passe devant tous les 29er ! Bonne vitesse, super manœuvres avec des bascules sous spi poussées à l’extrême et je pense que l’on se souviendra longtemps d’un passage de bouée sous le vent où l’on arrive tribord amure sous spi, empannage bascule pour bénéficier du coup de pompe à 10 mètres de la bouée, affalage direct après la pompe, rocker à l’enroulement pour repomper sur la lancée du près avec un petit coup lof pour gagner le mètre de latéral… tout ça fluide comme de l’huile d’olive extra-vierge (ou de la vodka qui sort du congélateur, c’est selon vos goûts !) Bon, vous n’avez probablement rien compris mais pour nous c’était un moment de pur bonheur technique. Et pis d’ailleurs on claque la course, nananère. C’était la première fois qu’on est 1er alors on peut bien faire gentiment les malins, non ?

Départ catastrophe sur la dernière course. Tout à notre fierté d’avoir battu les 29er marseillais, on rate le début de la procédure. Pas le temps d’analyser la ligne ni le vent. On part au bateau mais la ligne est 25° babord, dommaaage ! On prend cher, très cher. Nous sommes quasiment derniers. Bon, on se calme, on se concentre, on se dégage et on réfléchi. On grapille tout au long de la course. C’est foutu pour raccrocher le wagon de tête mais il faut sauver notre rating par rapport aux RS500. Ce que l’on arrive à faire à la faveur d’un bon dernier portant. Nous limitons les dégâts, on est 5e.

Podium provisoire samedi soir donc, avec une place de 3e à un point seulement des deux premiers et 4 points devant le 800 de Baptiste et Iris.

Cool.

Dimanche, le signal de mise à dispo est à 11h00 mais c’est pétole et des orages se mettent à craquer au large. Envoi de l’aperçu, on reste à terre. On se prend à croire à notre podium finalement.

Et ben non, va bien falloir le livrer ce combat final. Nous ne sommes pas dans les meilleures conditions car on s’est couché à 02h00 du mat’ pour cause de concert à Aubagne.

On le sent assez rapidement dans les manœuvres d’ailleurs. Mes équilibres sont précaires et les coups de barre de Romain parfois très parasites !

1er départ à piper à la bouée au vent pour passer la ligne, mmmh un peu limite m’enfin on voulait être à gauche et on y est. Bonne speed dans un vent très mou. Je recommence mes voyages incessants autour du hauban. Les effets de site sont très différents de la veille car le vent est au nord-ouest. C’est extrêmement compliqué. Nous avons l’impression d’être souvent « aux fraises »… mais c’est pareil pour tout le monde visiblement. Le vent prend encore 20° à droite et cela devient une course de vitesse en un seul bord à la montée et pareil à la descente. On sauve notre rating mais pas les 800. Donc nous sommes 4e derrière les trois twentys du pôle France qui sont loin devant. Logique.

Le vent monte entre 12 et 15 nœuds dans la seconde course du jour. Pas mal d’abandon, nous ne sommes plus que 12 sur l’eau. Bon enfin du planing. Génial ! …ben non en fait. Nous n’arrivons pas à trouver nos repères, les manœuvres sont foireuses, le bateau n’avance pas. Les twentys s’envolent loin devant. C’est la dernière course et on va tomber du podium au général. Nous sommes dégoûtés tous les deux mais on essaie de ne pas le montrer. Faut au moins sauver notre course par rapport aux 500 qui ne sont pas très loin. C’est moins pire que l’on pensait, nous sommes 5e, on a eu de la chance.

Et puis finalement, le comité lance une troisième course. Nous sommes cuits mais voilà peut être l’occasion de regrimper sur le podium. Le vent est complètement tombé mais a laisser derrière lui un petit clapot et un ciel très chargé. Il y a d’énormes oscillations et cela devient un peu la roulette russe. On décide d’un commun accord (j’aime bien partager la responsabilité d’un foirage tactique !) d’aller chercher une grosse risée loin sur la layline babord en espérant qu’elle refuse pour nous permettre d’envoyer vers la bouée dans plus de pression que les twentys qui passent mollement par la droite. C’est quitte ou double… mais ça marche. On enroule la marque au vent devant eux et on favorise l’angle de descente sous spi. Il faut rester patient. À la moitié de la dernière descente nous sommes toujours deuxième derrière le 800 de Laurent et Olivia, ce qui veut dire que nous sommes premiers en compensé. Le problème c’est que nous avons deux twentys à contrôler, l’un à droite, l’autre à gauche. On décide d’empanner pour se placer sous le vent du plus proche, et plutôt que de ré-empanner rapidement, on prolonge le contre-bord bien trop longtemps. Très grossière erreur. On perd deux places vraiment bêtement. Du coup, nous sommes 3e à la dernière course… et au général !!!

C’est la première fois que l’on monte sur le podium alors on est fier quand même un peu, et on est content de ramener une coupe sur l’étagère du CNM. Tous les équipages locaux qui nous on vu progresser ces six derniers mois nous félicitent et sont contents pour nous. Ça fait plaisir, c’est une belle ambiance.

Prochain rendez-vous dans trois semaines pour l’Armiskiff à Sanguinet avec trois ou peut être quatre équipages mauzacois, ce serait génial. On va bien s’amuser les z’amis, il nous tarde de vous retrouver ! Bon par contre, une vingtaine de twentys des pôles France de La Baule et de Marseille, autant dire que le classement commence à 20 !

Un peu long ce compte-rendu, j’avoue. Mais tant pis, et puis j’imagine Romain qui revit ces beaux instants en lisant ces lignes alors, rien que pour ça, ça vaut l’coup !

Des bises et des photos.

BSP La Ciotat
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P
Super compte rendu
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M
Merci