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Classe 4000 France

Régate Intersérie de Hyères podium 4000iste avec des anciens et les nouveaux !

15 Septembre 2015 , Rédigé par Classe 4000 Publié dans #Régates

Régate Intersérie de Hyères podium 4000iste avec des anciens et les nouveaux !

Petit CR de manu pour les Mauzacois :)

Alors cette fois-ci, je peux difficilement me passer de faire un compte-rendu sans risquer une demande de divorce de mon barreur ; donc, c’est parti, embarquons pour une compétition quelque peu atypique !

Nous étions à Hyères ce week-end pour la première régate de la saison 2015/2016. Vingt-trois équipages pré-inscrits, cela promettait d’être une belle édition… mais, dans notre sport, quand la météo s’en mêle, ça à tendance à éroder les motivations. Donc 18 bateaux inscrits avec une belle participation des Lyonnais, merci à eux, et la présence appréciée d’un équipage de marque en la présence de Nicolas et Thomas Honor.

L’accueil au COYCH est toujours trois étoiles et nous sommes heureux de tous nous retrouver et de rencontrer quelques nouveaux visages. Comme souvent, nous sommes à l’œuvre très tôt pour profiter au mieux de l’ambiance, des cafés, des potes et prendre soin de « La Fiancée ». Malheureusement, au vu des conditions, on risque d’avoir l’opportunité de faire quelques centaines de tours de parking ! Les prévisions étaient déjà fortes mais la réalité, comme souvent, est encore un cran au-dessus : 25 nœuds établis avec rafales à 33 nœuds vers 14h et surtout une mer très formée. Le comité a le courage de passer quelques heures au large pour essayer de trouver le créneau et être réactif à la moindre opportunité… qui ne viendra pas. À 15h30, courses reportées au lendemain. 3 RS500 et un twenty décident d’aller faire un run dans la piaule et j’avoue que cela nous démange sérieusement. On se tâte (individuellement, rassurez-vous). La mer s’est encore creusée, ça sent les surfs endiablés et les improbables figures de style. Ayant toujours des problèmes tendineux au coude, je me refuse à inflamer mon bras et préfère le préserver pour le lendemain si cela doit courir.

On profite d’un excellent repas le soir au restaurant, une glace italienne qui nous coule sur les doigts, un petit rhum au Saxo (merci Xavier), et on fini dans nos voitures-couchettes pour être au plus près de la tempête, de la pluie, de la grêle et de l’éclairage public, que du bonheur.

À 7h00 le lendemain matin, hormis la couverture nuageuse, les conditions sont excellentes : la mer s’est calmée, juste caressée par un vent de sud d’une quinzaine de nœuds, trop cool. Et puis les orages arrivent tout noirs par l’Est, contraignant le comité à repousser d’une heure.

Finalement, le temps se calme, le vent s’écrase et reste nord/nord-est. La direction de course nous envoie sur l’eau. Frustrés de ne pas avoir navigué la veille, on est super motivés, on essaie de comprendre le plan d’eau et c’est hyper compliqué : une bonne houle résiduelle et des bascules de 40°. On attend le vent fort qui doit rentrer par l’Est mais malgré quelques appels timides, il tarde à arriver. Deux procédures de départ seront lancées puis annulées pour remouiller le parcours. La troisième sera la bonne. (Une page d’introduction avant le premier départ, j’avoue que c’est un peu long !).

Nous prenons un bon départ au bateau mais nous avons dû nous gourer dans notre relevé de ligne car c’est super favorable à la bouée. Tant pis, on se concentre sur la vitesse et sur les vagues. Nous voulions rester centre-droit pour anticiper la bascule à droite annoncée et on y est. Le vent reste très léger. La plupart de la flotte envoie à droite assez rapidement et nous réussissons à combler notre retard en latéral en restant en mode cap. Nous passons 5ème à la bouée au vent derrière le forty, le 800, et deux RS500.

On enroule par un gybe-set pour se caler au sud-est en espérant toujours plus de pression. La plupart de la flotte reste de l’autre côté. La traversée du plan d’eau contre la houle avec le spi qui se dégonfle à chaque vague est une horreur mais il faut être patient et confiant dans l’option. Nous finissons par toucher un peu d’air et après l’empannage, on glisse dans le sens des vagues. Malgré un refus inopportun sur les cinquante derniers mètres, on enroule la bouée sous le vent en 3ème position. Vu le temps de course, nous pensions que le parcours serait réduit à un seul tour mais non, ça continue. Une risée semble se caler centre gauche, on en profite tout en surveillant un front qui semble rentrer par la droite. Baptiste & Iris en forty, loin devant, sont plutôt centrés mais semblent scotchés tandis que les Thouvenin’s Brothers en RS800 sont partis hors-cadre chercher la pression… et ils commencent à avionner. OK, la bascule tant attendue arrive enfin mais il faut aller très loin pour la chercher… jusqu’à 30° de refus. On finit par la toucher et on envoie. Nous sommes vraiment très over mais on va très vite. Le parcours est raccourci, l’arrivée se fait donc à la bouée au vent. Dommage.

On passe en 3ème position et on sera 3ème en compensé.

Le vent rentre fort durant la descente pour rejoindre le prochain départ… et certains équipages jouent la prudence en rentrant à terre. Nous ne sommes plus qu’une dizaine de bateaux sur l’eau. La mer se creuse assez rapidement et le vent s’établit autour des 20 nœuds lors du départ de la seconde course.

La stratégie est des plus simplifiée : rester à l’endroit et favoriser le bord rapprochant. C’est très stable en direction mais les trains de vagues sont difficiles à gérer au près. Je ne peux pas me descendre à donf au trap’ sans me faire cueillir. Un très long bord en tribord amure, on vire dans un très léger refus aux 4/5e de la montée et on enroule la bouée N°1 à quelques longueurs du Laser5000. Les familles Cortier et Honor sont à une centaine de mètre derrière il me semble. On partage un beau duel sous spi avec le 5000 jusqu’à l’empannage. Ca passe pour nous mais ça baigne pour eux. Cela devient un peu scabreux avec la houle qui continue de creuser et on ne peut plus vraiment regarder derrière ! À force d’abattre dans les vagues, on est finalement over et nous sommes contraints d’affaler assez tôt pour pouvoir passer la bouée N°3 au travers.

Scénario identique pour la seconde remontée sauf que nous sommes premiers avec un peu d’avance. Le vent forcit encore durant la dernière descente et là, c’est franchement la guerre. Un moment d’hésitation lors de l’empannage, on enfourne, la GV et le spi se retrouvent en ciseau, on part au tas mais on réussit à rattraper le bateau de justesse… et c’est parti pour un bord d’ANTHOLOGIE !!! Depuis le trapèze je vois la dérive qui sort de l’eau pendant les surfs, c’est magique. Le tangon est tendu comme un stri… euh comme un arc, on s’éclate comme des p’tits fous mais personnellement, je commence à être bien cramé. Nous prenons une marge pour l’affalage mais, malgré ça, je ne réussi pas à rentrer tout le spi avant qu’une vague vicieuse tente de nous retourner. On récupère le bateau in extremis en se jetant sur le trap’ et nous sommes obligés d’envoyer deux empannages à la volée, sans vitesse, le spi à moitié dans l’eau, afin de pouvoir enrouler la bouée N°3 dans le bon sens. Je règle le foc, je demande à Romain d’ouvrir la GV, je reste au trap’ en position « crapaud » pour finir d’affaler ce put… de spi… et nous finissons par passer la ligne d’arrivée totalement décalqués.

Quand on se retourne pour voir le reste de la flotte, on se rend compte que l’on est finalement assez loin devant. Il me semble que la plupart des autres bateaux ont baigné et beaucoup d’entre eux n’ont pas envoyé le spi dans la seconde descente. Nous sommes contents, c’est la première fois que l’on gagne une course en réel et en compensé.

Au général, nous découvrons assez surpris que nous sommes premiers, c’est cool… même si nous restons lucides au vu du déroulement assez inhabituel de ce week-end de régate et, avec seulement deux courses de validées, cela ne reflète finalement pas grand-chose surtout vu la faible participation à la seconde course

Le comité a été vraiment génial, au service et à l’écoute des régatiers, il a réussi à sauver l’épreuve en lançant les deux manches requises dans des conditions épouvantables.

Voilou, encore un compte-rendu beaucoup trop long pour ne pas perdre les lecteurs en route, désolé. Bravo à ceux qui sont allés jusqu’au bout !!!

Et en plus, y’a pas d’images ! Baptiste devrait nous fournir quelques photos dans la semaine, je vous les mets en ligne dès que possible.

Labiz et à très vite, dans trois semaines à La Ciotat.

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H
He previously bakery and also butter, having watering dairy, with regard to dinner; for lunch, some sort of thick pudding any children identified as 'stickjaw' having burned animal meat along with really hard taters.
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